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Alcool, les bons réflexes



En Polynésie, plus de la moitié des accidents liés à l’alcool (33%) se produisent les week-ends, entre 15 heures et 21 heures, et ils n’impliquent le plus souvent qu’un seul véhicule.

Et il est triste de constater que la plupart des accidents mortels concernent les jeunes conducteurs âgés de 18 à 25 ans (en 2010, 16 morts sur 35  ; 12 morts sur 39 en 2006, soit 46% et 60 blessés sur 189, soit 32% contre 82 blessés sur 351 en 2006, soit 23%).

Mais il serait faux de croire que seuls les jeunes adultes font accroître le risque d’insécurité routière. Selon les données du ministère de la justice, l’individu moyen qui est condamné pour conduite en état alcoolique est un homme âgé de 38 ans.

En 2010, :
-  l’alcool c’est 69 accidents sur 308 (22,4%) ;
-  c’est 22 personnes des îles du vent mortes sur 35 accidents mortels (63%) ;
-  c’est 149 personnes des îles du vent blessées sur 189 accidents occasionnant des blessés (79%) ;
-  C’est un frère, une sœur, un père…un enfant…
(Sources : Haut Commissariat de la République en Polynésie française)

En 2006, l’alcool c’est :
-  75 accidents sur 252 (29.76%) ;
-  13 morts sur 39 (33.33%) ;
-  60 blessés graves sur 200 (30%) ;
-  46 blessés légers sur 151 (30.46%)…
-  C’est un frère, une sœur, un père…un enfant…
(Sources : Haut Commissariat de la République en Polynésie française)

Ainsi l’alcool au volant concerne tout le monde, le conducteur comme les passagers de part leur responsabilité.

Adoptez les bons réflexes, c’est sauver de nombreuses vies…35 personnes, c’est plusieurs maisons vides…un quartier qui perd son âme.

« Si je prends un verre, je ne conduis pas »

Boire ou conduire il faut choisir, tout le monde connaît la chanson et il existe des solutions au problème majeur de la conduite sous l’influence de l’alcool.

Mais peu importe la solution choisie, il y aura toujours une décision que l’individu devra prendre face à lui-même et face aux autres.

Facile de prendre une décision ? À vrai dire, pas vraiment, même si objectivement nous pouvons avoir une bonne connaissance des effets de l’alcool, des lois en vigueur et des sanctions.

Nous sommes humains, donc pas toujours rationnels ! De plus, l’alcool perturbe notre jugement et celui de notre entourage. La pression est parfois très forte, « allez, soit un homme », « si tu bois pas, t’es pas des nôtres »… ! Et voilà… le tour est joué…mais à quel prix ?

« Je ne monte jamais avec un conducteur qui a bu. »

A titre d’exemple, en 2002, en France, 83% des tués de la route dans des accidents avec alcool étaient les conducteurs (62.8%) ou leurs passagers (20.4%)…

Une soirée en boite entre amis, un bon spot pour rigoler…celui qui boit c’est celui qui ne conduira pas ! Si vous recevez et que vous arrosez un peu trop la bringue, vous pouvez décider qu’à la fin de la soirée personne ne prendra le volant en étant ivre... mieux vaut offrir un lit que perdre un ami pour la vie.

« Ce soir je sors sans ma voiture ! »

Envie d’allez faire la fête, laissez votre voiture au garage ! Optez pour un taxi, à l’aller comme au retour ! Et l’option « Capitaine de soirée », vous y avez pensé ?

Vous aurez alors l’esprit tranquille et passerez un bon moment sans vous poser la question de savoir si vous êtes en état de conduire.

Aussi, n’hésitez pas à demander l’hospitalité à vos amis !

Autrement :
• Buvez peu et lentement ;
• Mangez en même temps que vous consommez ;
• Espacez les consommations ;
• Prévoyez du temps avant de reprendre votre véhicule, soit une période suffisante pour éliminer l’alcool de votre sang.

« Empêcher ses amis de boire et conduire ! »

Chacun d’entre nous a le devoir d’intervenir en empêchant les personnes qui nous sont chères de conduire après avoir bu. Nous devons insister en affichant clairement notre réprobation, en appuyant ouvertement ceux qui interviennent auprès des gens qui veulent conduire malgré leur incapacité à le faire.

Empêcher un parent, ses enfants, un ami voir une rencontre de conduire en état d’alcoolémie, c’est notre responsabilité, c’est intelligent et c’est une preuve d’amitié et d’amour. Insister en groupe, c’est encore mieux et plus efficace.

Vous pouvez aussi établir une entente avec vos amis ou les membres de votre famille selon laquelle chacun est prêt à s’entraider pour ne pas conduire en étant saoul. Avec une pareille entente, chacun offre mutuellement ses services pour aller chercher la personne qui n’est pas en état de conduire.

« Une bonne bringue ça se prépare ! »

Quand vous recevez ou préparez un quelconque événement, intervenez avant, pendant et après la fête. Au moment de l’invitation, suggérez à vos amis de voyager en groupe et de s’assurer que leur conducteur restera sobre.

Pour la soirée, prévoyez des sièges pour le plus grand nombre de personnes possible. Assis, les gens ressentent moins le besoin d’avoir un verre à la main.

Pensez à offrir un assortiment de boissons non alcoolisées.

Servez, dès le début de la soirée, des « amuse-gueules » à haute teneur en gras et protéines qui, comparés aux cacahuètes, bretzels et autres aliments très salés, ont moins tendance à donner soif et à favoriser la consommation d’alcool.

Pendant la soirée, contrôlez le service des boissons alcoolisées au lieu de laisser les invités se servir eux-mêmes.

Utilisez un doseur au lieu de vous fier à votre oeil pour mesurer la quantité d’alcool que vous mettez dans vos boissons.

Limitez votre propre consommation pour être en mesure de juger de l’état de vos invités.

Soyez vigilants et assurez-vous que ceux qui désirent boire des boissons non alcoolisées puissent le faire sans difficulté. Sachez que près de 20 % des gens ne consomment pas d’alcool !

À la fin de la soirée, offrez café, thé ou jus de fruits plutôt que « le dernier verre pour la route » !

Cessez de servir des boissons alcoolisées au moins une heure avant la fin de la soirée. Ainsi, vous laisserez agir le temps pour éliminer l’alcool.

Au moment du départ, ne laissez jamais quelqu’un prendre le volant avec des facultés affaiblies. Raccompagnez-le, gardez-le à coucher, emparez-vous de ses clés de voiture s’il le faut ou payez-lui un taxi, mais ne le laissez pas partir dans cet état.

Saviez vous que la Polynésie française a un des plus fort taux de tués par accidents de la route du à une consommation non modérée d’alcool (deuxième rang mondial) ? (Source : centre de consultation spécialisé en alcoologie et toxicomanie).