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Sous l’emprise de l’alcool



Les effets physiologiques

L’alcool atteint rapidement le système nerveux central, qui est notre centre de décision et de coordination musculaire. Ainsi, il perturbe les mécanismes régis par le système nerveux central qui, eux-mêmes, gouvernent différentes habiletés.

Dès lors, la perception de la réalité et les sens sont rapidement affectés. Une certaine euphorie s’empare peu à peu du sujet et sa perception de lui même et des autres commence à changer.

L’alcool étant un désinhibiteur, il diminue tensions et inhibitions. Il rend souvent plus audacieux, mais il diminue également les capacités. La concentration s’amenuise graduellement et le sujet et de moins en moins attentifs. Ses idées s’embrouillent et sa capacité de jugement est ralentie.

Les effets sur la conduite d’un véhicule

Conduire un véhicule est exigeant. Il faut être en tout temps attentif et capable de bien percevoir tout ce qui bouge autour de soit et anticiper certaines situations. Le conducteur doit également savoir juger, prendre des décisions rapidement et surtout savoir coordonner ses actions efficacement. Cela implique donc d’être en pleine possession de toutes ses facultés.

Voilà pourquoi il est si important de ne pas associer l’alcool à la conduite d’un véhicule.

Les effets de l’alcool sont progressifs et commencent dès les premières consommations. Avec seulement 30 mg d’alcool dans le sang, le comportement de l’individu change. Après 50 mg, la conduite d’un véhicule est très affectée.

Progressivement, la vision panoramique, la perception auditive et la capacité d’évaluer les distances diminuent. Après quelques verres seulement, nous ne réagissons plus de la même façon.

Après avoir bu de l’alcool, le conducteur surestime ses capacités tout en sous-estimant les dangers. Il peut être plus agressif, ses gestes sont imprécis et il maîtrise moins bien son véhicule.