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La vitesse rend impossible certaines manoeuvres d’urgence



Un véhicule de tourisme, et à plus forte raison un camion, ne peut instantanément s’arrêter sur place, ni faire un changement de direction à 90°. Or, quand la vitesse augmente, les trajectoires possibles pour éviter un obstacle, un cycliste par exemple, sont réduites de beaucoup.

La voiture A circule moins vite que la voiture B

Les camions sont plus difficiles à manœuvrer et plus lents à réagir que les automobiles parce qu’ils sont plus gros et plus lourds. Pour freiner, le camion a besoin de plus de temps et d’espace que l’automobile.

Plus de 90 % des décisions du conducteur sont basées sur ce qu’il voit. 10 km/h de moins peuvent faire toute une différence

Voici un exemple concret des effets de la vitesse qui devrait vous faire réfléchir.

Un conducteur roulant à 50 km/h aperçoit un piéton... Il pourra réagir, freiner et s’arrêter à temps s’il en est éloigné d’au moins 31,2 mètres. Cela, avec un temps de réaction de 1,3 seconde, dans des conditions normales sur une chaussée sèche.

Reprenons le même exemple, mais avec 10 km/h de plus.

Si le piéton est toujours à 31,2 mètres lorsque l’automobiliste l’aperçoit en roulant alors à 60 km/h il freine, sa voiture ralentit mais, au moment du choc avec le piéton, il roule encore à 42 km/h. À cette vitesse, le piéton sera presque certainement invalide pour le reste de ses jours et peut-être même mort.

10 km/h de moins et il rentrait chez lui indemne...

Quelques km/h de moins peuvent parfois faire la différence entre la vie et la mort.

Selon certaines études, une diminution de 3 km/h de la vitesse moyenne de la circulation permettrait de réduire annuellement de 15 % le nombre de blessés et de décès.